Arles ou Nîmes ? Comparaison des deux arènes romaines, par une Arlésienne
Côte à côte
| Arles | Nîmes | |
|---|---|---|
| Construit | vers 90 apr. J.-C. | vers 70–100 apr. J.-C. |
| Longueur × largeur | 136 × 107 m | 133 × 101 m |
| Hauteur | 21 m | 21 m |
| Arcades | Deux étages de 60 ; étage attique disparu | Deux étages de 60 ; complet |
| Capacité d'origine | Environ 21 000 | Environ 24 000 |
| Rangées de gradins | Environ 34 | 34 |
| Piste | — | 68 × 38 m |
| Ajouts médiévaux | Trois tours subsistantes, dont une accessible | Aucune ne subsiste |
| UNESCO | Oui, depuis 1981 | Non |
| Catégorie de la plaza de toros | Première catégorie | Première catégorie |
| Théâtre romain à proximité | Oui, à 200 m | Non |
| Ville | Environ 51 000 habitants, centre-ville piéton | Une ville ; l’amphithéâtre n’est qu’une étape parmi d’autres |
Ce que Nîmes possède et qu’Arles n’a pas
L’intégrité. Nîmes a conservé tout son mur extérieur et son étage supérieur, si bien que, depuis la rue, on dirait le dessin d’un manuel scolaire ; Arles a perdu son attique et ne montre que deux niveaux là où il y en avait trois. À l’intérieur, Nîmes offre une piste de 68 sur 38 m et un anneau complet de 34 rangées sans les interruptions médiévales, et l’on considère généralement qu’il s’agit du mieux conservé des amphithéâtres romains. Je ne conteste pas ce jugement. Si vous ne disposez que d’un après-midi et souhaitez comprendre ce qu’était un amphithéâtre romain en tant que machine capable d’accueillir 24 000 personnes, Nîmes l’explique mieux.
Ce qu’Arles possède et que Nîmes n’a pas
L’ancienneté, de justesse, et 3 m de longueur en plus. Les tours, qui attestent visiblement que le bâtiment a servi de forteresse pendant mille ans, abritant une ville en son sein, et dont l’une se visite pour admirer la vue sur le Rhône ; toute l’histoire se trouve sur la page dédiée. Le classement à l’UNESCO de 1981, qui englobe l’amphithéâtre avec le théâtre, les cryptoportiques, les thermes, les Alyscamps et Saint-Trophime, faisant de l’arène une étape d’un parcours plutôt qu’un site isolé. Et le Théâtre antique, à 200 m, que Nîmes n’a tout simplement pas. Arles est aussi plus petite et moins haute, et l’arène trône au sommet de la vieille ville, entourée de cafés sur le rond-point ; on y accède naturellement, sans avoir à traverser un boulevard.
La question de la corrida
Les deux sont des plazas de première catégorie, parmi les sept que compte la France, et ferment toutes deux aux visiteurs les jours de spectacle. Si vous voyagez à Pâques ou en septembre, consultez les deux calendriers avant de choisir ; les dates d’Arles sont indiquées sur la page de la feria. Arles propose également la course camarguaise, ce jeu local sans effusion de sang, ainsi que la Cocarde d’Or en juillet, que Nîmes n’accueille pas.
Mon avis
Faites les deux. Prenez le train : Arles-Nîmes, c’est 18 à 30 minutes selon le service, et c’est la même ligne qui dessert Montpellier. Consacrez la matinée à Nîmes, puisque l’arène est la seule chose à ne pas manquer, et l’après-midi et la soirée à Arles, car c’est une ville plus agréable pour dîner et dormir. Si vous ne devez en choisir qu’une, et que vous êtes passionnée d’architecture romaine, optez pour Nîmes. Si vous êtes plutôt une adepte de Van Gogh, de photographie ou des villes que l’on découvre en une matinée, choisissez Arles : vous profiterez en plus du théâtre, de Saint-Trophime et du marché du samedi. Arles vaut-elle le détour ? développe cette idée ; les plus belles arènes de France compare ce duo à Béziers et aux autres.
Préférez le billet combiné des Arènes et du théâtre d'Arles plutôt que celui des Arènes seules ; le théâtre est ce que Nîmes ne peut pas vous offrir, et il est désert à neuf heures. Les billets sont expliqués sur la page des billets.
Découvrir Arles dans le cadre d'une excursion d'une journée
Aucune des visites vendues sur ce site ne se rend à Nîmes ; elles associent plutôt Arles aux Baux-de-Provence et à Saint-Rémy-de-Provence, une combinaison plus pittoresque si vous êtes basé à Aix, Marseille ou Avignon. Le départ depuis Aix est le plus réservé et compte 111 avis ; voyez comment elle passe ses 90 minutes à Arles sur la page des excursions d'une journée.
Questions fréquemment posées
Lequel des deux amphithéâtres est le plus ancien, celui d'Arles ou celui de Nîmes ?
Arles, de justesse : vers 90 après J.-C. contre une date généralement située entre 70 et 100 après J.-C. pour Nîmes. Les deux ont été construits une décennie ou deux après le Colisée. La chronologie complète se trouve sur la page d'histoire.
Lequel des deux est le plus grand, Arles ou Nîmes ?
Arles est plus long, 136 m contre 133 m, et plus large, 107 m contre 101 m. Nîmes pouvait accueillir plus de monde, environ 24 000 personnes contre environ 21 000, et a conservé l'intégralité de son mur extérieur. Consultez les plus beaux amphithéâtres de France pour voir comment les deux se classent au niveau national.
Peut-on visiter les deux amphithéâtres en une seule journée ?
Sans problème. Le train entre Arles et Nîmes met 18 à 30 minutes et circule toute la journée. Visitez Nîmes le matin et Arles l'après-midi, quand les Arènes restent ouvertes jusqu'à 19:00 en été ; les horaires saisonniers sont indiqués sur la page des horaires d'ouverture.
Nîmes est-elle classée au patrimoine mondial de l'UNESCO comme Arles ?
Non. Arles a été inscrite en 1981 pour son ensemble de monuments romains et romans ; Nîmes ne figure pas sur la liste. Les six sites d'Arles, dans l'ordre de visite à pied, sont présentés sur que voir à Arles.