Les plus belles arènes de France, classées par quelqu’un qui a grandi à côté de l’une d’elles
Quelle ville française est connue pour son arène ?
Deux d’entre elles, distantes de 30 minutes en train. Nîmes est la réponse que la plupart des gens donnent, car son amphithéâtre est souvent considéré comme le mieux conservé au monde et se dresse avec son mur extérieur complet au cœur de la ville. Arles est ma réponse, car le nôtre est un peu plus ancien, plus long de 3 m, arbore trois tours médiévales, s’inscrit dans une zone UNESCO avec cinq autres monuments et a le Théâtre antique à 200 m. J’ai comparé les deux, chiffres à l’appui, sur Arles vs Nîmes.
Combien de arènes la France compte-t-elle ?
Environ 80 à 90, selon ce que l’on considère comme une arène plutôt qu’un simple dispositif de barrières démontables sur une place de village. Elles se concentrent dans quatre régions : la Provence et la Camargue, où l’on pratique autant la course camarguaise, sans effusion de sang, que la corrida ; le Languedoc ; la Gascogne ; et le Pays basque. Sept d’entre elles sont classées en première catégorie pour la corrida : Arles, Nîmes, Bayonne, Béziers, Dax, Mont-de-Marsan et Vic-Fezensac. Ce classement concerne le spectacle, non le bâtiment ; ce que sont réellement une corrida et une course est expliqué sur corrida vs course camarguaise.
Les arènes romaines
On recense environ 400 amphithéâtres romains à travers l’ancien empire, et la France en possède une belle part. Outre Nîmes, Arles et Béziers, on trouve des amphithéâtres romains, dans des états variés, à Fréjus, Saintes, Lyon (l’amphithéâtre des Trois Gaules), Périgueux, Bordeaux (le Palais Gallien), Autun, et à Paris, où les Arènes de Lutèce se nichent dans un petit parc que la plupart des visiteurs de la ville ne découvrent jamais. Aucune de ces arènes n’est aujourd’hui une arène taurine. Ce qui distingue les trois du Sud, c’est qu’elles n’ont jamais cessé d’être utilisées : Arles a organisé sa première course moderne en 1830, l’année même où les dernières maisons à l’intérieur ont été démolies, une histoire que je raconte sur la page histoire.
Mon classement
- Nîmes. Je suis d’Arles, et pourtant, je la place en tête rien que pour son architecture. Deux étages complets de 60 arches, l’attique, les 34 rangées de gradins et une piste de 68 sur 38 mètres ; nulle part ailleurs en France on ne voit un amphithéâtre romain aussi intact dans son ensemble.
- Arles. Plus ancienne, plus allongée, moins complète, mais bien plus intéressante. Ses tours rappellent que le bâtiment a eu une seconde vie de forteresse et de quartier ; le groupe UNESCO qui l’entoure permet de passer d’une arène à un théâtre puis à un cloître en une matinée ; et la Cocarde d’Or en juillet offre la plus belle soirée que puisse proposer une arène française. Pour l’ambiance, elle est première. Pour la pierre, seconde.
- Béziers. L’amphithéâtre romain que peu de visiteurs connaissent, et qui complète le trio. À découvrir si vous êtes déjà en Languedoc.
- Bayonne, Dax, Mont-de-Marsan, Vic-Fezensac. Les quatre autres arènes de première catégorie, en Gascogne et au Pays basque. Aucune n’est un édifice romain, et ce qui les rend belles, c’est davantage la semaine de feria qui les entoure que leur architecture.
- Les Arènes de Lutèce, Paris. Pas belles au sens classique de la carte postale, et je les mentionne parce qu’il s’agit de la seule arène romaine devant laquelle la plupart des visiteurs de France passent sans le savoir.
La beauté, ici, remplit deux rôles. Si vous parlez de la pierre romaine la plus photogénique, l’ordre est Nîmes, Arles, Béziers. Si vous pensez à l’endroit où vous aimeriez le plus vous trouver un soir de feria, je placerais Arles en tête, et je ne serais pas la seule ; les dates de 2026 sont une raison de construire son voyage autour, ou de l’éviter si vous préférez voir l’édifice vide.
Quelle que soit l’arène que vous choisissez, consultez son calendrier de spectacles avant ses horaires d’ouverture. Les trois amphithéâtres du Sud ferment aux visiteurs les jours de feria, et ces fermetures durent plus longtemps que ce que les visiteurs imaginent ; celles d’Arles sont indiquées sur la page des horaires d’ouverture.
Découvrir les Arènes d’Arles avec une locale
Vous n’avez pas besoin d’une visite guidée pour accéder à ces monuments, et aucune des visites vendues sur ce site ne comprend le billet d’entrée. Si vous ne passez qu’une heure à Arles, la balade express avec une hôtesse locale commence à deux minutes des arènes et reste, à mes yeux, la manière la plus simple de comprendre le bâtiment dans son contexte ; si vous logez à Aix, Marseille ou Avignon, les excursions à la journée associent Arles aux Baux-de-Provence et à Saint-Rémy-de-Provence. Elles sont toutes répertoriées sur la page des visites.
Questions fréquemment posées
Quelle est la plus belle arène de France ?
Pour l’édifice, Nîmes, l’amphithéâtre romain le plus complet au monde. Pour le cadre et la feria, Arles, la seule inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Béziers complète le trio des arènes romaines encore en activité. Les deux grandes sont comparées en détail sur Arles vs Nîmes.
Combien d’arènes la France compte-t-elle ?
Environ 80 à 90, principalement en Provence, en Languedoc, en Gascogne et au Pays basque. Sept sont classées en première catégorie pour la corrida : Arles, Nîmes, Bayonne, Béziers, Dax, Mont-de-Marsan et Vic-Fezensac. Ce qui s’y déroule est expliqué sur corrida vs course camarguaise.
Quels amphithéâtres romains subsistent en France ?
Nîmes, Arles et Béziers, toujours en activité, ainsi que Fréjus, Saintes, Lyon, Périgueux, Bordeaux, Autun et les Arènes de Lutèce à Paris. Celui d’Arles est décrit pierre par pierre sur la page histoire.
Les Arènes d’Arles sont-elles une arène taurine ?
Oui, la plus ancienne de France encore en activité depuis 1830. Elles accueillent la Feria de Pâques, la Cocarde d’Or et la Feria du Riz, et ferment leurs portes aux visiteurs ces jours-là ; le programme 2026 est disponible sur la page de la feria.